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Le journal de enzo

CARRIÈRE DE BOIS-BLANC : OUVERTURE D'UNE NOUVELLE L'ENQUÊTE PUBLIQUE

CARRIÈRE DE BOIS-BLANC : OUVERTURE D'UNE NOUVELLE L'ENQUÊTE PUBLIQUE

Posté par IPR le Lundi 05 Septembre à 10H12

Saint-Leu, les Avirons et Etang Salé seront le théâtre d'une deuxième enquête publique sur les carrières entre ce lundi 5 septembre et le 6 octobre 2016. Trois commissaires enquêteurs et deux suppléants devront donner leur avis sur la création d'une carrière de roches massives à Bois Blanc. Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu, invite la population à venir rencontrer les commissaires, d'ici la fin de l'enquête, prévue le 6 octobre prochain. Pour rappel, une première enquête publique s'était soldée par un avis défavorable.

A l'occasion d'une conférence de presse consacrée ce lundi 5 septembre à l'ouverture de l'enquête publique sur la carrière de Bois-Blanc, Thierry Robert a redit son opposition à la création de cette méga-carrière. "La première enquête publique s'est soldée par un avis défavorable, on aurait du s'arrêter là", juge-t-il. Le député-maire, qui estime que "plus de 1400 personnes sont venues écrire leur désaccord", ne comprend pas qu'une nouvelle enquête soit lancée sur "un soit-disant nouveau dossier".

Ce dernier présente selon lui les mêmes problèmes que le premier : même taille, même profondeurs, mêmes impacts sur la route des tamarins, même proximité avec la plage. "La route des tamarins sera fermée à chaque tir de mines, pendant 20 minutes, et chaque jour, un camion partira vers le port toutes les deux minutes", illustre-t-il.

Même sans cette carrière, les besoins en roches sont déjà couverts selon Thierry Robert

Très remonté, le député-maire pointe des "incohérences dans la gestion de ce dossier". La première, selon lui, c'est le fait l'extraction d'andains à quelques centaines de mettre de la future carrière de Bois Blanc soit jugée illégale par la préfecture, pour des raisons de santé publique, alors que la création d'une carrière est, elle, autorisée.

Thierry Robert s'interroge également sur la nécessité de créer cette carrière, puisque deux carrières ouvrent déjà Saint-André, et que des andains sont extraits ailleurs. "Les trois regroupés représentent à peu près 21 millions de tonnes alors que les besoins en roches massives de la route du littoral sont chiffrés à 19 millions de tonnes", observe-t-il.

Enfin, il précise que "le 30 août, un rapport est passé en commission permanente à la Région, pour interdire tout aménagement ou construction sur le futur tracé des transports guidés". Il s'interroge alors sur le soutien de la Région au projet de carrière, alors même qu'elle se trouve sur ce tracé.

"Toutes ces incohérences montrent qu'on veut essayer de passer en force", conclut-il.

"Ingérence" et "réglement de compte politique"

Face à ce constat, Thierry Robert s'en prend à la Région Réunion, qu'il accuse d'"ingérence dans ce dossier" ou encore de "réglement de compte politique", "pour faire payer aux Saint-Leusiens, aux Avironnais aux Etang Saléens le fait que nous soyons opposés à la politique régionale".

Pour le député-maire, ce n'est pas à la collectivité de se soucier des besoins en roche des entreprises. "Cela a été écrit dans l'ensemble des marchés publics passés, et pourtant la Région semble vouloir donner des directives. X'est de l'ingérence. Ils ont donné des directives au préfet pour changer le PLU de Saint-Leu, et lors de la commission permanente, ils ont obligé les élus du TCO, dont Joseph Sinimalé, à inscrire dans le SCOT le principe de la carrière", prétend-il.

Un projet qui fait polémique depuis plusieurs mois

Cette deuxième enquête intervient après un "non" triomphant lors du référendum organisé à Saint-Leu en juin dernier sur la question de la mise en place de la carrière, mais aussi après que le tribunal administratif de La Réunion ait confirmé en avril dernier la légalité de la mise à jour du schéma départemental des carrières, qui contient donc celle de Bois-Blanc. En plus des élus, la société civile reste également mobilisée, à l'image du collectif Touch Pas Nout Roche.

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