Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le journal de enzo

Matériel – Thierry Robert, directeur Matériel de NGE : « L’intégration de la maintenance du parc des différentes filiales s’inscrit dans le cadre de la politique du groupe »

Matériel – Thierry Robert, directeur Matériel de NGE : « L’intégration de la maintenance du parc des différentes filiales s’inscrit dans le cadre de la politique du groupe »

14 décembre 2016
<span>Matériel</span> – Thierry Robert, directeur Matériel de NGE : « L’intégration de la maintenance du parc des différentes filiales s’inscrit dans le cadre de la politique du groupe »

Dans le cadre de la Journée des métiers 2016 de la Fédération nationale des distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels pour les travaux publics, le bâtiment, et la manutention, Thierry Robert, a présenté la vision d’un patron du matériel du 6ème groupe français de la Construction.

Thierry Robert, Directeur Matériel de NGE.

Thierry Robert, directeur Matériel de NGE.

Intervenant dans 7 métiers de travaux publics, NGE est une entreprise française en croissance génère un chiffre d’affaires de 1,5 Mds d’euros, et poursuit son développement. Alliant expertise et savoir-travailler ensemble, près de 8 000 hommes et femmes de NGE participent à la construction des grandes infrastructures et à des projets urbains ou de proximité, à travers plus de 7 500 chantiers par an, en France et dans le monde. L’entreprise dispose d’un parc matériel conséquent. La maintenance intégrée est la règle.

«Nos équipes, réparties dans nos 7 bases techniques,  sont capables d’entretenir une pelle rail-route comme un finisseur, une chargeuse sur pneus comme une machine à coffrage glissant, une pelle qui fait du compactage dynamique comme un tombereau rigide », confirme Thierry Robert, « l’intégration de la maintenance du parc des différentes filiales, s’inscrit dans le cadre de la politique du groupe. Chez NGE, nous considérons que de disposer une compétence technique dans l’entretien de notre par cet d’acquérir nos machines de production, constituent un avantage concurrentiel ». C’est un élément de différenciation, l’exploitation intégrée d’un parc étant rendu possible par nos compétences techniques et financières propres. Le fait de disposer de nos hommes et de nos matériels permet de s’engager, auprès de nos donneurs d’ordre et de nous porter garants de la bonne exécution des travaux.

Cela vaut dans les métiers traditionnels, comme le terrassement ou les VRD, comme dans les nouveaux métiers dans lesquels NGE s’engage comme les travaux ferroviaires, la géotechnique et les travaux souterrains, dans lesquels, la connaissance du matériel et de son entretien sont clé. En outre, cette connaissance permet d’en améliorer le fonctionnement. Lâcher la connaissance technique d’un matériel comme de sa maintenance, impacte son exploitation. Plus un matériel est complexe, plus il faut le maîtriser techniquement, dans son utilisation comme dans son entretien pour en optimiser son exploitation.

Quels fournisseurs pour quels matériels ?

« Traditionnellement, nous faisons appel à quelques constructeurs pour conserver un parc homogène avec des marques de référence. Ce choix s’explique principalement, pas la qualité de service que leurs réseaux de concessionnaires sont en mesure de délivrer partout en France. La valeur de revente est également un critère important, que nous prenons en compte. Avec les marques de référence en matériel de terrassement et de génie civil, les leaders des produits spécifiques de forage, de matériels routiers et ferroviaires, nous couvrons nos besoins ».

Qu’apportent les nouvelles technologies ?

« Dans le domaine de la télématique, il faut tendre vers un standard commun à tous les constructeurs et prévoir une utilisation simple et rapide de données capitales en cabine : « l’opérateur doit pouvoir disposer de ces données depuis son poste de conduite. S’imaginer que je peux mobiliser deux ou trois personnes pour surveiller sur des écrans déportés, les alertes survenant dans un parc de plus de 2 000 machines est impossible. Il est essentiel que les informations transmises par la télématique soit accessible, c’est-à-dire puisse être interprétées, comprises et traitées comme il se doit, par l’opérateur de la machine ».

Diversification, quelles conséquences ?

« Nous mutons vers les travaux souterrains, la géotechnique, la fibre. Ces nouveaux métiers sont nos futurs grands chantiers. A trois ans, je ne programme pas de gros chantiers de terrassements. Considérant le fait que nous travaillons souvent en SEP ou GIE et qu’il nous faut acquérir des matériels très spécifiques, c’est l’achat qui prime. L’outil clé, est donc de l’investissement. Tous les matériels de support ont vocation à être loués. Nous pouvons tendre vers de la location de matériels plus spécifiques dont nous voyons une offre se constituer. C’est le produit qui nous guide. Nous avons une petite préférence à louer les machines très spécifiques à des spécialistes qui ont la connaissance technique.

La location est-elle la panacée ?

« Autant que faire se peut, nous optons pour la location de matériels sans chauffeur, qui peut alors être assimilée à de la sous-traitance. Nous observons un effort de la part des loueurs pour proposer des matériels plus spécifiques dans le cadre des chantiers du Grand Paris. Même les grands généralisent s’y mettent. Cela me répond à mes besoins, car plus il y a d’intervenants, plus le marché s’ouvre et plus les propositions sont intéressantes ».

La gestion dématérialisée est-elle une solution ?

« La gestion dématérialisée des contrats est une nécessité. Nous ne pouvons plus continuer à un contrat par machine tant la tache administrative, pour nous comme pour le loueur, est considérable. C’est source de litiges, avec des rendus de matériels et des états de restitution pas toujours corrects, des discussions sur les retards de paiements, dont nous sommes conscients mais qui sont dus aux contrats fait d’aléas permanents. Disposer d’une solution dématérialisée qui permettrait de gérer chaque contrat en temps réel serait bénéfique pour les deux parties. Avec 9 000 contrats de location par an, vous comprendrez que l’enjeu est d’importance. A  l’ère du numérique, la gestion des contrats de location affiche un retard considérable »

Jean-Noël Onfield

Photo : Le groupe exploite près de 500 matériels de production  (crédit DR).

NGE : chiffres clés 2015

470 matériels de production

740 matériels, équipements et support

62 millions : investissements matériel dont

138 millions d’euros de location dont

60% avec chauffeurs

250 personnes recrutées

10,8 : budget de formation soit

215 000 heures dispensées auprès de

6 800 stagiaires

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article